Vol. 1 n° 3 · Analyse

Revalorisation et encadrement de la profession d’infirmière en Haïti: un incontournable

Première page — Marie-Lucie Calixte, Édith Comeau, Édith Duterville et Wilmina Détournel et Marie-Carla Thermidor

Fason yo prepare enfimyè yo, nan apeprè trant etablisman prive oubyen imanitè nan peyi a, pa toujou koresponn ak nòm yo.

Rezime : An Ayiti, enfimyè yo gen yon wòl enpòtan nan tout nivo rezo lasante a (nan lopital, nan klinik, nan dispansè, elatriye…) Prevansyon maladi yo, pwoteksyon lasante moun, evalyasyon sante popilasyon an, mwayen pou entèvansyon an ka ijans, yo tout se eleman esansyèl nan fonksyon enfimyè yo. Fason yo prepare enfimyè yo, nan apeprè trant etablisman prive oubyen imanitè nan peyi a, pa toujou koresponn ak nòm yo. Nou pwopoze kèk posiblite solisyon apati angajman twa gwo aktè : MSPP (kreyasyon lòd pwofesyonèl enfimyè yo) , tout enfimyè ki Ayiti yo ( motivasyon ak ouvèti lespri), epi enfimyè ki nan dyaspora a (solidarite, transfè konesans ak ekspètiz).

1. INTRODUCTION

Àl’heure des grands bouleversements dans le système de santé en Haïti, la profession infirmière représente un réel défi sur le plan humain. Cette discipline détient le contingent le plus important de professionnels au sein du réseau de la santé. Malheureusement, la communauté des infirmières déplore souvent que sa contribution à la santé des Haïtiens ne soit pas reconnue à sa juste valeur. Actuellement, cette profession confronte toutes sortes de problèmes et vit des heures particulièrement difficiles qui semblent entraver son évolution et la dispensation des soins de qualité. La reconnaissance professionnelle des infirmières d’Haïti est un enjeu majeur qui doit être reconnu. Toutefois avant de parler de valorisation il faut prévoir un bon encadrement et une solide formation afin d’assurer une adéquation entre l’expertise du personnel infirmier et le profil de la population Haïtienne.

2. SITUATION DES INFIRMIÈRES EN HAÏTI Suite au séisme de 2010, le système de santé haïtien, déjà fragilisé, est devenu nettement plus précaire. Les infirmières ont subi de lourdes pertes humaines. Les conditions de travail

difficiles pour l’ensemble des professionnels de la santé le sont davantage pour les infirmières travaillant tant en institution, en clinique qu’en dispensaire. Par contre, un des avantages de cette profession est que son effectif à travers la république d’Haïti dépasse de loin ceux des autres intervenants de la santé. Au moment même où on a désespérément besoin d’expertise et de main-d’œuvre plus qualifiée, les infirmières font face à des conditions de travail médiocres, à de faibles salaires, au fardeau accru imposé par des maladies telles le choléra , le VIH, les maladies endémiques qui sont très complexes. Selon les statistiques, cette main-d’œuvre est nettement déficiente avec 1,8 infirmières pour 10 000 habitants, parmi les plus basses en Amérique. On estime à 1400 le nombre d’infirmières qualifiées travaillant en Haïti, et entre 1000 et 1500 auxiliaires au service du MSPP. Le secteur privé compte autour de 400 infirmières [1]. Quoique formant l’épine dorsale du réseau, leur présence est disproportionnée à travers le pays avec 70 % des infirmières se concentrant à Port-au-Prince où vit le tiers de la population. La pratique en milieu rural est pénalisée en termes d’effectif et par le fait même d’accessibilité aux soins de santé [1]. À cela s’ajoute la faiblesse de la pratique en collaboration, le manque

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d’outils de travail, l’absence de représentativité des infirmières auprès du gouvernement haïtien, le manque de formation continue en cours d’emploi qui affaiblissent leurs potentiels d’action dans leur pratique quotidienne. La non-valorisation de leurs différentes activités, la faible rétribution pécuniaire de leur travail diminue leur motivation. De toute évidence, ces multiples causes menacent la survie de la profession infirmière et par conséquent, risquent d’affecter les valeurs de base et les différents rôles des infirmières.

3. RÔLES PROPRES DES INFIRMIÈRES La notion de rôle propre renvoie à la compétence même de l’infirmière et découle de sa capacité à dispenser des soins infirmiers. Ce rôle allie à la fois des compétences techniques et relationnelles. Il fait appel à différentes interventions qui sont exécutées de façon indépendante ou en collaboration avec d’autres professionnels de la santé. Au fil du temps, surtout en Amérique, ce rôle a subi une transformation vers une pratique qui repousse les cloisons de jadis. La promotion de la santé est au cœur de leur pratique. La prévention des maladies et des blessures, la protection de la santé, la surveillance des traitements, l’évaluation de la santé de la population, ainsi que les mesures d’interventions d’urgence sont des composantes indispensables du rôle essentiel des infirmières et constituent en même temps l’assise des soins de santé primaire. En Haïti comme ailleurs, les infirmières œuvrent dans toutes les sphères d’activités reliées à la santé : elles soignent, éduquent, conseillent et gèrent. Elles assurent une présence continue auprès des personnes nécessitant des soins. On conçoit que dans l’exécution de leurs tâches, elles doivent faire preuve, de sollicitude, de dépassement pour accompagner les patients tant dans des situations heureuses que dans la douleur, l’angoisse, l’incapacité et souvent la mort. Elles jouent un rôle prépondérant tant dans les établissements de santé que dans les autres sphères de la communauté. Elles constituent donc une force humaine et professionnelle de premier plan. Cependant, pour effectuer l’ensemble de ces activités efficacement et relever le défi du système de santé, les infirmières ont toutefois besoin de soutien de tout genre, compte tenu de l’état précaire du système de santé en Haïti. Elles doivent adapter leur niveau de connaissance, apprendre et intégrer de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs pour être à la hauteur des défis imposés par les soins complexes Le rôle infirmier fait appel à des connaissances scientifiques et à l’utilisation des méthodes systématiques de travail en plus de requérir des aptitudes dans les relations interpersonnelles. Il est important de revoir leurs besoins, redéfinir leurs façons de travailler, d’enrichir leurs connaissances et leurs compétences dans un contexte d’optimisation des soins de qualité. À cet égard, l’implication et l’encouragement du ministère de

la santé face à ces initiatives de rehaussement de la pratique infirmière est primordiale, la participation des infirmières soignantes est essentielle, l’apport des collègues infirmières de la diaspora est une avenue prometteuse. Cependant, toute recherche de solutions doit prendre en compte la motivation des infirmières à collaborer pour relever les grands défis liés à la santé ainsi qu’à la valorisation de la profession.

4. INITIATIVES DE REHAUSSEMENT DES SOINS Ces dernières années, plusieurs initiatives ont vu le jour, afin de s’attaquer à la racine du problème. Ainsi, on peut mentionner l’effort déployé par Mme Doleyres qui incarne un modèle de rôle en Haïti depuis quelques années déjà. Elle a su partager ses connaissances, son savoir, ses expertises avec différents groupes d’infirmières travaillant en Haïti autant en milieu hospitalier qu’en milieu rural. Elle a mis à contribution, son temps et sa compétence pour dispenser des soins à de nombreux malades de la population haïtienne depuis de nombreuses années. Cette citoyenne du pays, habitée par la passion de l’humain, a choisi de travailler avec des mères démunies qui voient mourir leurs enfants de faim, de soif, de diarrhée en valorisant leur potentiel humain, leur culture, leurs ressources afin qu’elles puissent devenir autonomes et défier cette misère qui les guette de génération en génération. Dans son milieu, elle représente une personne ressource très motivée à poursuivre le partage de ses expériences enrichissantes. Dans son article, « Une infirmière au cœur du développement durable dans le Nord-est d’Haïti » écrite en 2010, elle décrit bien ses contributions aux soins dans ce système défaillant et qualifie ce moment de partage de très gratifiant [2]. Nous notons également, la contribution de l’Association nationale des infirmières licenciées d’Haïti (ANILH) qui en regard à sa mission de réglementation et d’uniformisation pour le rehaussement de la profession, s’est engagée dans un partenariat dynamique avec des organismes internationaux comme le Conseil international des infirmières le (CII), Hunter Collège, Régis Collège ainsi que l’école Nationale des Infirmières de Port-au-Prince (ENIP) et le MSPP. L’enjeu consiste en une restructuration de la profession infirmière et du cursus académique pour la formation au niveau du bac, de la maitrise ainsi que l’actualisation de la pratique [3-4]. On applaudit également le projet du PARC (Projet d’Appui au Renforcement des Capacités en gestion de la santé en Haïti) qui dans son initiative a formé au niveau de la maitrise des gestionnaires de la santé. Ce projet s’est réalisé avec la collaboration de plusieurs partenaires dont le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), l’Université d’État d’Haïti (UEH) l’Unité de santé internationale (USI) de l’Université de Montréal. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance du système de santé en Haïti. Son but consiste

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à outiller les intéressés œuvrant déjà dans le domaine de la santé (médecins, infirmières) à augmenter leurs connaissances, à développer des habiletés et des aptitudes d’une gestion efficace dans l’organisation de la santé. C’est une expérience très valorisante pour ces professionnels [5-6] Toutes ces initiatives s’inscrivent dans une démarche de rehaussement de la pratique des professionnels en Haïti. De nos jours, peu importe le professionnel en question, on ne peut plus compter uniquement sur la formation initiale pour assurer une compétence pour toute la vie. La fragilité des connaissances, les progrès scientifiques et technologiques rendent la formation continue. Actuellement en Haïti, ce problème est crucial. Seules quatre institutions nationales d’infirmières dont celles à Port-au-Prince (ENIP), aux Cayes, au Cap-Haïtien, à Jérémie ainsi que la Faculté des sciences infirmières de l’Université Épiscopale de Léogane (FSIL,) soutenue par l’Université de Michigan, donnent une formation menant à l’examen du MSPP. L’enseignement, dans une trentaine d’autres établissements venant des initiatives privées ou humanitaires, n’est pas toujours conforme aux normes. Dans la pratique, les diplômées sont peu encadrées et le mentorat est rarissime. Le système de formation en cours d’emploi pour une mise à niveau des connaissances et le maintien des compétences est inexistant. Il est temps d’envisager un système de soutien qui facilitera le maintien des compétences des professionnels tout particulièrement les infirmières [1].

5. PISTES DE SOLUTIONS Ces problèmes ne sont pas simples à résoudre. Il faut jeter des bases solides. Les besoins sont clairs et les ressources de la collectivité sont limitées. Les offres de services en Haïti devront être guidées par cette réalité. Après réflexions, il nous semble cependant possible de dégager quelques pistes d’actions. Certaines d’entre elles pourraient être menées à court terme, pour d’autres, il s’agirait davantage d’amorcer un processus durable pour améliorer la pratique des soins infirmiers en Haïti. Évidemment, ces pistes d’actions solliciteront la participation et l’implication de trois acteurs et à de multiples niveaux. D’abord le ministère de la santé publique (MSPP), ensuite l’ensemble des infirmières en service en Haïti, et enfin les infirmières de la diaspora. Ces pistes d’actions sont proposées tout en demeurant conscientes que l’amélioration et la mise en œuvre de chaque stratégie exigera des efforts concertés de la part de tous les intervenants.

A. Dans cette perspective, la MSPP devra : • Encourager la création d’un ordre professionnel responsable de la surveillance professionnelle de la bonne pratique et l’uniformisation des soins dispensés. Les infirmières

doivent pouvoir s’identifier à un Ordre qui leur apporte les réponses essentielles au développement de leur profession ; • Faciliter les associations professionnelles ((ANILH) pour réaffirmer les valeurs et les principes moraux à la base de l’exercice professionnel et de fournir un cadre de référence pour la pratique infirmière en Haïti ; • Déterminer le nombre d’années de formation pour les étudiants en soins infirmiers et harmoniser le programme de formation dans les différentes écoles tant publiques que privées tout en intégrant un système d’enseignement universitaire ; • Uniformiser l’examen de fin d’études en soins infirmiers pour l’ensemble des finissantes pour mieux sécuriser la pratique et garantir la qualité des soins ; • Reconnaitre les infirmières diplômées comme des professionnelles indispensables au bon fonctionnement du système de santé en leur accordant un salaire équitable, adéquat, à la mesure de leurs services.

B. Les infirmières haïtiennes militant sur le terrain devront à leur tour : • Participer activement à la création de l’ordre professionnel et à l’harmonisation des cours dans les différentes écoles infirmières ; • Faire preuve de motivation et d’ouverture à recevoir la formation venant de l’extérieur afin de rehausser leurs connaissances et leur compétence ; • Adapter leurs connaissances et leur formation aux exigences de la pratique actuelle ; • Être des agents multiplicateurs dans le partage et le transfert des connaissances et des compétences acquises. Il est donc vital que les infirmières disposent des stratégies qui rendent leur expérience de travail plus positive et qu’elles les mettent en pratique, notamment dans une relation de partage avec les autres infirmières en milieu rural. Dans ce même ordre d’idée, il est essentiel que les infirmières se regroupent et conjuguent leurs efforts afin de relever le niveau de la pratique et prodiguer des soins efficaces.

C. Les infirmières militant à l’étranger : Dans un élan de solidarité et en réponse à ces préoccupations exprimées, nous, les consœurs de la diaspora, proposons d’accompagner les infirmières haïtiennes en empruntant le mode de transfert de connaissances et d’expertises [7]. Dans ce but, un engagement formel est déjà pris avec l’Hôpital Justinien du Cap. Il s’agira d’un transfert des connaissances qui réfère à l’ensemble des activités et des mécanismes d’in­ teraction favorisant la diffusion, l’adoption et l’appropriation

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des connaissances les plus actuelles possible en vue de leur utilisation dans la pratique infirmière et dans l’exercice de leur fonction en matière de santé. Ces activités et les mécanismes d’interaction prennent forme à l’intérieur d’un processus englobant le partage, l’échange et la transmission de connaissances entre le groupe d’infirmières travaillant à l’Hôpital Justinien du Cap érigée en cellule d’action et nous le groupe d’infirmières militant au Canada. De ce fait, notre groupe composé d’infirmières de la diaspora à la retraite dont Lisette Doleyres œuvrant actuellement auprès des plus démunis en Haïti, et celles travaillant au centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et du CSSS de la Montagne, en association avec le projet Haïti-Santé du GRAHN, se propose de faire de la formation dans le cadre de rehaussement de la pratique auprès des infirmières de l’hôpital Universitaire du Cap

6. OBJECTIFS DE L’OFFRE DE SERVICE • Susciter une réflexion sur la pratique des soins et sur la façon de les dispenser ; • répondre efficacement aux demandes de soutien de la pratique des infirmières de l’Hôpital Justinien ; • renforcer leurs compétences de base de la pratique et s’assurer que leurs connaissances sont à jour ; • apporter de nouvelles connaissances dans leurs pratiques par la formation ; • accroître les capacités d’offrir des soins de qualité. Pour renforcer le savoir en soins infirmiers et appuyer les pratiques exemplaires en soins en Haïti, nous sommes contraints d’élaborer un plan stratégique fondé sur des connaissances et des données pertinentes et récentes. À cet effet, des activités de communications, d’ateliers, de séminaires de formation (2 fois par année), de mentorat, des forums d’échange via une communauté virtuelle d’apprentissage sont prévues. Ces stratégies pédagogiques entre autres le mentorat se réalisera sur place en Haïti avec l’aide d’infirmières du groupe déjà en mission humanitaire et à distance par le biais du téléphone ou de l’Internet. Un choix de sujets variés touchant la pratique infirmière est déjà en discussion pour établir les priorités dans les besoins de formation. Toutefois, les infirmières de l’hôpital justinien ont d’ores et déjà identifié des points d’intérêt quant au choix des thématiques. Nous citons : • la démarche de soins infirmiers et le plan d’intervention infirmier ; • la promotion de la santé, la prévention de la maladie, les soins d’urgences ;

• le leadership en soins ; • des maladies touchant la santé publique, etc. À remarquer que dans le cadre d’Haïti-Santé, la formation sur les soins d’urgence sera donnée sous la bannière du GRANH, et notre équipe par la suite consolidera les acquis en offrant une disponibilité supplémentaire dans un souci d’adaptation aux besoins, aux préoccupations, aux niveaux de connaissance et aux pratiques des infirmières.

7. CONCLUSION À travers le monde, l’image associée de nos jours à la profession d’infirmière, témoigne d’une évolution véritable de la conception de la pratique des soins. Notre monde en mouvance continuelle nous contraint à renouveler nos savoirs et à remodeler nos compétences professionnelles en fonction des besoins. Les valeurs et les comportements ont subi des transformations et ont modifié considérablement le rôle des infirmières et leur responsabilité à l’endroit des patients. Ces séries de formations offertes, doivent inciter les infirmières à défendre leur mission fondamentale : « celle de donner des soins de qualité à la mesure de ses connaissances renouvelées ». Nous sommes confiantes que ce transfert du savoir et des compétences conduira les infirmières haïtiennes à améliorer leur savoir-faire et leur savoir être, qui demeurent des valeurs indispensables à toute bonne pratique professionnelle. C’est en augmentant leurs connaissances et leurs expertises qu’elles parviendront à obtenir une satisfaction personnelle, une fierté d’être infirmière, une crédibilité auprès des autres intervenants de la santé, une valorisation de son statut d’infirmière et l’acquisition d’une grande reconnaissance auprès de la population. Notre implication à leur formation est une invitation aux infirmières à avoir confiance en l’avenir, car c’est à travers ces collaborations que nous pouvons faire grandir l’espérance pour un futur meilleur. BIBLIOGRAPHIE • 1. Garfield, Richard. Berryman, Elizabeth (2010). « After the Earthquake : The Recovery of Nursing and Nursing Education in Haiti » [En ligne] http:// haitinursing.org/Images/Garfield_Haiti%20Nursing%20Paper.pdf • 2. Doleyres, Lisette- Une infirmière au cœur du développement durable dans le Nord-est d’Haïti. [En ligne] http://www.oiiq.org/ordres/Cyberjournal/ ORIIML/vol01no06/cliniquement_votre.html • 3. Conférence internationale de l’ANILH, (2011) « Vers un système de santé accessible équitable pour tous ». [En ligne] http://www.figwa.com/congres_ infirmiers_haiti.html • 4. Le rôle de l’association Nationale des infirmières licenciées HAITI (ANILH) [En ligne] http://www.nhaha.org/2011topics/2011009.pdf • 5. U de M Nouvelles, (2011). « Projet PARC : Plusieurs avancées importantes. Unité de Santé Internationale de l’Université de Montréal ». [En ligne] http:// www.nouvelles.umontreal.ca/international/seisme-en-haiti/20110117ludemest-presente-en-haiti-depuis-15-ans.html

Cahier thématique – Santé publique • 6. U de M Nouvelles (2012). « Une maitrise de l’Université de Montréal, pour 45 haïtiens ». [En ligne] http://www.nouvelles.umontreal.ca/international/ nos-etudiants/20120409-une-maitrise-de-ludem-en-gestion-de-la-santepour-45-haitiens.html

• 7. Roy, M., J.-C. Guindons, et coll. (1995). Transfert de connaissances – revue de littérature et proposition d’un modèle. Études et recherches, IRSST : 53 p.

Marie-Lucie Calixte est détentrice d’un baccalauréat en Sciences infirmières de l’Université de Montréal. Elle a travaillé comme infirmière clinicienne dans plusieurs hôpitaux de Montréal et est actuellement à l’emploi du CSSS de la Montagne. Elle participe à plusieurs activités de bénévolat pour la promotion de la santé et la prévention de la maladie tant en Haïti qu’à Montréal. Elle est un membre actif du groupe CENTRECH qui œuvre pour le développement communautaire dans le domaine de la santé et de l’éducation au nord-est d’Haïti. Elle est la vice-présidente de l’Association Chelaine du Millénaire (ACM) qui s’occupe de l’encadrement de quelques écoles démunies à Roche-Plate (section rurale du Trou-du-Nord). luciegbs@hotmail.com Wilmina Détournel, M.Sc. IPSN, est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en Sciences infirmières de l’Université de Montréal et détient également une certification comme praticienne spécialisée en néphrologie. Elle a supervisé les groupes de stage des étudiants en fin de baccalauréat de la faculté des sciences infirmières pendant 5 ans. Elle pratique actuellement au Centre Hospitalier de l’Université de Mont­ réal à titre d’infirmière praticienne assurant le suivi des patients en néphrologie. Depuis de nombreuses années, elle agit comme bénévole dans différents organismes de bienfaisance touchant l’enseignement et les soins de santé. Elle est vice-présidente de l’Association Solidarité Aquinoise et participe chaque année, activement à la foire santé, clinique mobile de l’AMHE et de la Fondation des médecins Canado-haïtiens. wilmina.detournel.chum@ssss.gouv.qc.ca Lisette Doleyres est détentrice d’un baccalauréat en Sciences infirmières de l’Université de Montréal. Elle a œuvré pendant vingt ans à l’hôpital Jean Talon en service général et comme infirmière chef. En Haïti avec SOSAKA, elle a participé à la création des centres de santé de Petites Desdunes et Parédon et y a travaillé pendant quatre ans. En Afrique de l’Ouest, dans la sous-préfecture de Savalou, elle a supervisé le financement communautaire des centres de santé et assuré la formation des agents de santé et des accoucheuses traditionnelles. Très engagée, elle a fait du bénévolat dans la communauté haïtienne de Montréal et chez Tandem et depuis 2007 à Caracol dans le Nord-Est d’Haiti avec CENTRECH, dans des activités de santé, d’éducation et d’économie. Elle agit aussi comme conseillère en Genre avec Oxfam Québec dans un projet de sécurité alimentaire et de production agricole dans l’arrondissement de Léogane en Haïti. lisette@doleyres.com Marie-Carla Thermidor, M.Sc. Infirmière, option clinicienne spécialisée, est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en Sciences infirmières de l’Université de Montréal. Elle travaille actuellement au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal à titre de cadre-conseil en soins infirmiers, assurant la formation et le développement professionnel des infirmières. Depuis de nombreuses années, elle agit comme bénévole dans différents organismes de bienfaisance touchant la promotion et la prévention de la santé. tcarla23@hotmail.com

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