Vol. 2 n° 4 · Analyse

Pourquoi investir dans la petite enfance en Haïti

Première page — Claudette Pitre-Robin

Prensipal kòz lanmò yo se malnitrisyon, maladi timoun sosyete a kab evite osinon maladi yo kab jwenn remèd pou yo.

Rezime : An Ayiti, timoun, soti zero pou rive sizan, ap viv nan yon sitiyasyon dwòl, kote ki gen yon to 88 % mòtalite pou timoun ki poko gen senkan. Prensipal kòz lanmò yo se malnitrisyon, maladi timoun sosyete a kab evite osinon maladi yo kab jwenn remèd pou yo. Devlopman sèvis edikasyon ak pwoteksyon timoun an bazaj (EPPE, an franse) se yon aksyon ijan ki dwe aplike pou anpeche jèn timoun mouri epi tou pèmèt yo bay tout rannman yo kapab. Kalite sèvis sa yo mande anpil envestisman, men tou rechèch demontre envestisman sa yo rantab paske benefis yo pi plis pase kantite lajan ki envesti ladan yo.

INTRODUCTION

La période de la petite enfance, soit de 0 à 6 ans, est considérée comme la phase de développement la plus importante de toute la vie. Tout enfant a le droit de recevoir les soins qui répondent à ses besoins et à l’accès à des services éducatifs qui lui permettront de développer son plein potentiel. « Donner à un enfant le meilleur départ dans la vie, c’est faire en sorte qu’il soit en bonne santé, qu'il bénéficie d’une alimentation saine et puisse apprendre dès le plus jeune âge. C’est lui garantir de l’eau salubre et des installations sanitaires de base. C’est le protéger de la violence, des mauvais traitements, de l’exploitation et de la discrimination1. » Selon les résultats préliminaires de l’étude nationale de l’EMMUS V (Enquête sur la mortalité, morbidité et l’utilisation des services) dévoilés en novembre 2012, la situation des enfants de 0 à 6 ans en Haïti, dont le nombre est évalué à 1 300 000 soit environ 13 % de la population, demeure critique. Le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, même s’il diminue, reste élevé à 88 %. Les causes étant principalement liées à malnutrition, aux maladies infantiles évitables ou guérissables. Le manque d’accès aux soins de santé, aux services de base en général, mais aussi la pauvreté des familles font perdurer cette situation dramatique qui affecte l’avenir des enfants d’Haïti mais également celui du pays tout entier. Des mesures urgentes doivent dont être prises [1].

1. Commission des déterminants de la santé de l’Organisation mondiale de la Santé. Le développement de la petite enfance : un puissant égalisateur. Rapport final. Juin 2007

1. LES BESOINS DE LA PETITE ENFANCE

1.1 Le développement de l’enfant

Bien avant sa naissance, l’enfant se construit. L’alimentation de sa mère, sa qualité de vie et le soutien de son entourage ont déjà une grande influence sur cet enfant à naître. Il est donc nécessaire d’inclure cette période de vie intra-utérine dans une vision de programmes d’éducation et de protection à la petite enfance, c’est la première démarche de prévention. Il est largement reconnu aujourd’hui que la petite enfance est la période la plus importante pour le développement de l’enfant et qu’elle aura des effets durables, voire même permanents, sur sa vie adulte. De nombreuses études menées dans des domaines divers (physiologie, nutrition, santé, sociologie, psychologie et éducation) montrent que ces premières années (depuis la conception) sont cruciales pour le développement de l’intelligence, de la personnalité et du comportement social. De plus, « de récentes découvertes en neurosciences prouvent de façon tangible que les premières années du développement, de la conception à l’âge de six ans, mais surtout durant les trois premières années, posent les fondements des compétences et des facultés d’adaptation lesquelles ont un puissant effet sur les facultés cognitives, le comportement et la santé de l’être humain tout au long de son existence 2 . » Si le corps et le cerveau se développent bien, le potentiel d’apprentissage de l’enfant augmente. 2. ÉTUDE SUR LA PETITE ENFANCE : Inverser la véritable fuite des cerveaux, Rapport final, Coprédents : l’honorable Margaret Norrie McCain et J. Fraser Mustard, Avril 1999, p.7

Cahier thématique – Politique de la petite enfance et développement national

Inversement, d’importantes répercussions peuvent survenir si l’enfant vit de la négligence des besoins biologiques et mentaux à ce stade critique du développement, telles que retard ou troubles du développement cognitif, retard de croissance et handicaps physiques. La qualité des soins accordés à l’enfant pendant cette période peut avoir un impact sur son développement, sa santé physique et mentale et son aptitude à apprendre [2].

1.2 Des programmes d’éducation et protection de la petite enfance (EPPE) pour favoriser le développement des enfants de la naissance à six ans

L’UNESCO emploie l’expression « éducation et protection de la petite enfance » (EPPE) pour désigner les services qui s’adressent aux enfants de la naissance jusqu’à l’entrée dans le cycle d’éducation primaire. Ces services peuvent être fournis dans un cadre formel, par exemple dans une école primaire ou une institution préscolaire, ou dans un contexte informel ou non-formel comme celui offert par les programmes d’éducation parentaux, les services à domicile et les centres communautaires ou certains établissements préscolaires [3]. Il est important d’investir dans le développement de l’enfant de 0 à 6 ans puisque cette tranche d’âge constitue les bases du développement futur et ce, sur les plans physique, cognitif, social, et émotionnel. Des programmes de protection et d’éducation de la petite enfance de qualité – comprenant vaccinations, éducation parentale, activités dans le cadre familial et jardins d’enfants, crèches ou maternelles – assurent une santé, une nutrition, une hygiène, une stimulation et une interaction qui favorisent le développement et l’apprentissage des enfants. La participation des enfants à de tels programmes peut conduire à l’instauration d’une société plus équitable [4]. En général, les programmes liés à la petite enfance proposent de : i) renforcer les compétences des parents et des communautés à prendre mieux soin de leurs jeunes enfants et ii) appuyer le développement de services préscolaires qui permettent de préparer les enfants pour l’apprentissage à l’école primaire. Ces programmes supposent de créer une synergie au niveau local (communautaire), entre les services de santé, d’éducation et de protection sociale. La participation des jeunes enfants à ces programmes à un caractère global et de bonne qualité peut sensiblement modifier la trajectoire de développement d’un enfant. La santé, la nutrition et l’éducation sont des domaines où ces bienfaits ont été régulièrement identifiés. Pour toutes ces raisons, les interventions précoces sont cruciales : il est beaucoup plus difficile et coûteux de compenser le désavantage éducatif et social chez les enfants plus âgés et les adultes que de mettre en place des mesures préventives et un soutien lors de la petite enfance [5]. La recherche a largement démontré que les enfants qui ont reçu des soins et un encadrement adéquats pendant cette période se développent mieux, ils réussissent mieux à l’école et y restent plus longtemps. En entrant à l’école en ayant acquis les aptitudes

nécessaires pour répondre aux exigences de leurs premières années scolaires- ces enfants sont « prêts à apprendre » - par conséquent, ils redoublent et abandonnent moins. Il a aussi été cité l’existence de bénéfices au niveau économique et social. Les enfants ayant eu accès à de tels programmes, une fois devenus adultes, ont tendance à être moins au chômage et à avoir de meilleurs revenus, à être en meilleure santé et à être moins délinquants. Ils ont tendance à devenir des adultes qui contribuent plus au développement de la société. Compte tenu des coûts modestes des actions concernées, cela suggère une grande rentabilité sociale de ces investissements. Par ailleurs, plusieurs études montrent que l’éducation et la protection de la petite enfance ont une influence plus intense chez les enfants défavorisés, indiquant que ces activités peuvent contribuer à réduire les désavantages socio-économiques existant au départ de la vie. De plus en plus de pays investissent dans le domaine du développement de la petite enfance. Les résultats des recherches récentes sur la population, les neurosciences, et l’analyse coût-efficacité ont amené un nombre croissant de pays à donner une priorité accrue à l’éducation et à la protection de la petite enfance. Ceci est valable aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement.

2. LE DÉVELOPPEMENT DE LA PETITE ENFANCE, UN ÉGALISATEUR PUISSANT

2.1 L’équité par l’amélioration de la vie de tous les jeunes enfants

Compte tenu des besoins des enfants de 0 à 6 ans, les services d’EPPE ont une portée beaucoup plus étendue que la protection et l’éducation de l’enfant. Ils reposent sur une approche holistique et couvrent en particulier : la santé, la nutrition et l’hygiène ; le développement cognitif, social, affectif et physique ; et la protection sociale. Ils englobent également des mesures de soutien aux familles telles que l’apport complémentaire de micronutriments pour améliorer la santé maternelle et infantile, l’aide psychosociale aux familles, les programmes visant à promouvoir la sécurité alimentaire des ménages, les congés parentaux d’éducation et les allocations de jeune enfant. Les enfants ont besoin de services EPPE partout dans le monde et les enquêtes montrent que ces services sont particulièrement importants pour les enfants désavantagés et vulnérables, favorisant l’égalité des chances pour tous avant l’éducation primaire [6].

2.2 L’éducation et l’autonomisation des filles

De nombreuses études ont confirmé l’impact positif de l’éducation des filles sur la mortalité maternelle et infantile, la santé, les taux de fécondité, la pauvreté et la croissance économique. Les adolescentes présentent un potentiel considérable d’accélération de la croissance nationale ; plus éduquées, les jeunes filles sont

Cahier thématique – Politique de la petite enfance et développement national

plus susceptibles d’intégrer la population active, d’obtenir des emplois salariés, de gagner davantage pour leurs familles au cours de leur existence et d’avoir des enfants en meilleure santé et scolarisés plus longtemps3. Une fille qui bénéficie d’une éducation secondaire et supérieure au-delà du primaire a, en moyenne, 2,2 enfants de moins. Les effets positifs de l’éducation maternelle se transfèrent en outre d’une génération à l’autre : chaque année supplémentaire de scolarisation réduit les taux de mortalité infantile à hauteur de 10 %. De plus, les niveaux d’éducation de la mère ont souvent plus d’influence sur la scolarisation des enfants que ceux des pères [7].

2.3 L’accès aux enfants porteurs de handicaps

En plus d’améliorer la vie de tous les jeunes enfants, les programmes d’EPPE de qualité peuvent compenser les désavantages et les difficultés. Ils peuvent également avoir un effet positif sur l’équité en encourageant l’éducation multilingue, en luttant pour l’égalité entre les sexes et en favorisant l’accès aux enfants handicapés et aux enfants se trouvant dans des situations d’urgence ou de précarité.

2.4 Réponse aux enfants en situation d’urgence ou de précarité

Selon l’UNESCO, 40 % des 67 millions d’enfants non scolarisés vivent dans des pays fragiles ou sortant d’un conflit. L’éducation peut préparer les enfants à éviter les crises ou à atténuer leurs effets (préparation aux catastrophes). Malheureusement la plupart des donateurs ne voient pas l’éducation comme une intervention qui sauve des vies dans les situations de crise, d’urgence ou de sortie de conflit. L’éducation permet également aux gens de s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité, les jeunes et les adultes instruits étant mieux informés de leurs droits [8]. « L’éducation peut sauver des vies dans la mesure où elle constitue un rempart contre l’exploitation et d’autres formes d’atteinte à autrui et où elle fait passer certains messages de survie essentiels, par exemple sur les champs de mine ou la prévention contre le VIH/sida. Elle maintient les individus en vie en ce sens qu’elle offre une structure, une stabilité et un espoir dans l’avenir en temps de crise, en particulier pour les enfants et les adolescents. Dans les situations d’urgence, l’éducation aide aussi à apaiser le souvenir des souffrances endurées, à acquérir des compétences et à participer aux efforts de résolution du conflit et de consolidation de la paix3. » De plus, des publications récentes (France et Utting, 2005 ; Luthar, 2003 ; Masten, 2001) ont souligné la flexibilité et l’adaptabilité des êtres humains, ainsi que leur résilience face au trauma. Démontrant ainsi que les programmes pour la petite 3. Susan Nicolai, coordinatrice adjointe, Global Education Cluster.

enfance peuvent non seulement être bénéfiques pour tous les enfants mais aussi compenser les expériences négatives que de jeunes enfants connaissent par suite de conflits (dans la famille ou la société) et d’une privation nutritionnelle ou affective [9].

3. LE DÉVELOPPEMENT GLOBAL DE LA PETITE ENFANCE

Les programmes d’éducation et de protection de la petite enfance (EPPE) doivent favoriser le développement global de l’enfant en intégrant les dimensions de l’approche holistique et de l’approche écologique (ou écosystémique).

3.1 Une approche holistique ou l’importance de prendre en compte la personne dans sa globalité

Dans une approche holistique, la protection et l’éducation de la petite enfance favorisent la survie, la croissance, le développement et l’apprentissage des enfants – y compris la santé, la nutrition, l’hygiène et le développement cognitif, social, physique et affectif – de la naissance à l’entrée à l’école primaire dans des cadres formels, informels et non formels.

3.2 Une approche écologique (ou écosystémique) ou l’importance de l’interaction entre l’enfant et son environnement

Selon cette approche, le développement de l’enfant est influencé à la fois par ses caractéristiques biologiques (ce qui lui est inné), son environnement immédiat, et le contexte physique, socioéconomique et culturel plus large dans lequel il vit (ce qui est acquis après sa naissance). Tous ces contextes sont étroitement interreliés et ils s’influencent également mutuellement. À titre d’exemple, les objectifs et les principes de base des services de garde éducatifs du Québec répondent à ces approches : Les objectifs des services éducatifs : • Accueillir les enfants et répondre à leurs besoins • Assurer le bien-être, la santé et la sécurité des enfants • Favoriser l’égalité des chances • Contribuer à la socialisation des enfants • Apporter un appui aux parents • Faciliter l’entrée de l’enfant à l’école Les principes de base : • Chaque enfant est unique • L’enfant est le premier agent de son développement • Le développement de l’enfant est un processus global et intégré. • L’enfant apprend par le jeu • La collaboration entre le personnel éducateur et les parents est essentielle au développement harmonieux de l’enfant.

Cahier thématique – Politique de la petite enfance et développement national

Dans les services de garde éducatifs, l’enfant a la possibilité d’acquérir ou de maîtriser plusieurs attitudes ou habiletés touchant les dimensions affective, physique et motrice, sociale et morale, cognitive et langagière [10].

4. UN RETOUR SUR L’INVESTISSEMENT

4.1 Un retour financier nettement reconnu

En se fiant aux données probantes disponibles, les économistes peuvent maintenant affirmer que l’investissement dans la petite enfance est le plus rentable des investissements que peut faire un pays et que ses retombées représentent bien des fois le montant investi à l’origine [11]. Aux Etats-Unis, les études des coûts et des avantages de programmes spécifiques montrent que les retours sur investissements dans les programmes d’EPPE sont positifs. De fait, ils sont supérieurs à ceux des autres interventions éducatives : l’impact a une plus longue durée que pour les investissements visant les enfants plus âgés, les jeunes ou les adultes, et les compétences acquises par les programmes d’EPPE forment la base des apprentissages ultérieurs. C’est ce qu’a fait remarquer maintes fois ces dernières années l’économiste et prix Nobel James Heck ­man. Si on dispose de moins d’évaluations aussi rigoureuses des programmes pour la petite enfance dans les pays en développement, les données qui se sont à accumuler durant au cours des dix dernières années indiquent également des retours élevés. À titre d’exemple, des analyses économiques faites en Colombie et en Égypte concluent à des rapports d’environ 3/1 et les bénéfices, en Égypte, pourraient atteindre 5,8/1 si les programmes visent les enfants les plus à risque. Ainsi, bien que les recherches rigoureuses (c’est-à-dire une expérience structurée et des données longitudinales) sur les rapports bénéfice/coût des programmes d’EPPE sont encore limitées, les études existantes indiquent des rendements substantiels. Les éléments dont on dispose sur les pays en développement semblent eux aussi indiquer des rendements élevés même s’ils ont été jusqu’à présent fondés sur des analyses moins rigoureuses [12].

4.2 Les fondements d’un développement durable

Le développement de programmes en éducation et protection de la petite enfance (EPPE) représente les fondements d’une meilleure productivité nationale et d’un développement durable. L’éducation a des effets positifs incontestables sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles, la démographie, l’hygiène et l’état sanitaire. Elle est une condition du développement durable.

5. UN ENGAGEMENT DES ÉTATS ENVERS LA PETITE ENFANCE

5.1 Le premier des six objectifs de Éducation pour tous (EPT) adoptés lors du Forum mondial sur l’éducation, à Dakar (Sénégal) en 2000

Le premier objectif de Éducation pour Tous (EPT) adopté en 2000 par 164 pays dont Haïti, dans le cadre du Forum mondial sur l’Éducation pour tous, à Dakar en 2000 est : « Développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l’éducation de la petite enfance, notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés »[13]. Dans les pays à faible revenu, les choix politiques répondant à ce premier objectif, auront des répercussions immédiates sur la survie des enfants.

5.2 Développement intégral de la Petite enfance (DIPE) en Haïti

En avril 2013, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a lancé officiellement la campagne d’information et de communication sur le Développement intégral de la Petite enfance (DIPE) en Haïti, sous le thème « Investir dans la petite enfance pour un futur meilleur ». Le ministre a déclaré que l’État haïtien situe la Petite enfance dans une approche holistique, intégrale et intégrée qui tend à répondre à tous les besoins et à tous les droits de l’enfant afin que l’enfant puisse réaliser pleinement ses potentialités et s’épanouir positivement dans la société. La directrice du Bureau de gestion de l’éducation préscolaie (BUGEP) a précisé que l’un de ces objectifs consiste à favoriser le développement intégral de tous les enfants d’Haïti en mettant l’accent sur la période allant de la grossesse à la naissance et jusqu’à l’âge de 3 ans. La promotion de l’éducation préscolaire pour tous les enfants de 3 à 6 ans et l’amélioration de la qualité des services éducatifs préscolaires sont aussi des orientations prévues.

CONCLUSION

Les arguments répondant à la question « Pourquoi investir dans la petite enfance en Haïti » peuvent se résumer à : • Les jeunes enfants ont le droit d’avoir accès à des services qui répondent à leurs besoins ; • Les connaissances scientifiques actuelles démontrent l’importance de l’éducation et de la protection pour la petite enfance et principalement de la conception à 3 ans ;

Cahier thématique – Politique de la petite enfance et développement national

• Les programmes d’éducation et de protection de la petite enfance doivent être basés sur une approche holistique et écologique ; • Les programmes d’éducation et de protection de la petite enfance doivent favoriser le développement global et intégré de l’enfant ; • Les programmes d’éducation et de protection de la petite enfance sont un excellent vecteur pour l’instauration d’une société plus équitable ; • Il est rentable d’investir dans la petite enfance ; • Le développement des services d’éducation et de protection de la petite enfance constitue un fondement du développement durable d’un pays. L’ensemble de ces arguments devraient convaincre les gouvernements, les partenaires et l’ensemble de la population de l’importance des services à la petite enfance afin que le développement des programmes d’éducation et de protection à la petite enfance fasse partie des projets essentiels du développement national et de la reconstruction d’Haïti. BIBLIOGRAPHIE

1 HAÏTI PRESS NETWORK Que voulez-vous savoir aujourd’hui ? HaïtiÉducation : Quand la Petite enfance préoccupe le MENFP. Lundi 17 décembre 2012. http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8123-haiti-educationquand-la-petite-enfance-preoccupe-le-menfp (Consulté en juillet 2013). 2 Jaramillo, Adriana. Tietjen, Karen. Le développement de la petite enfance en Afrique : Meilleures prestations à moindre coût. Impact et implications des centres préscolaires au Cap-Vert et en Guinée. Développement humain. Région Afrique. Série Document de travail. Août 2002. 56 p. http://siteresources. worldbank.org/AFRICAEXT/Resources/no_6.pdf 3 UNESCO. Éducation et la protection de la petite enfance. Rapport régional Asie et Pacifique. UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et WCECCE Conférence mondiale sur l’éducation et la protection de la petite enfance, Moscou, Fédération de Russie. 27-29 septembre 2010. 77 p. http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001892/189210f.pdf

4 UNESCO. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2007. Un bon départ. Protection et éducation de la petite enfance. Résumé. 213 p. http:// www.unesco.org/new/fr/education/themes/leading-the-internationalagenda/efareport/reports/2007-early-childhood/ 5 UNESCO. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2007. Un bon départ. Protection et éducation de la petite enfance. Résumé. 213 p. http:// www.unesco.org/new/fr/education/themes/leading-the-internationalagenda/efareport/reports/2007-early-childhood/ 6 UNESCO. Éducation et la protection de la petite enfance. Rapport régional Asie et Pacifique. UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et WCECCE Conférence mondiale sur l’éducation et la protection de la petite enfance, Moscou, Fédération de Russie. 27-29 septembre 2010. 77 p. http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001892/189210f.pdf 7 Fustos, Kata. PRB Population Reference Bureau. Malgré des avantages considérables, l’éducation et l’autonomisation des filles restent à la traîne dans les pays en en voie de développement. Mai 2010. http://www.prb.org/ FrenchContent/Articles/2010/girlseducation-fr.aspx (Consulté en juillet 2013) 8 INITIATIVE FAST TRACK. Un partenariat mondial en faveur de l’Éducation pour tous. Initiative pour une mise en œuvre accélérée du Programme Éducation pour tous. Objectif : des résultats dans l’éducation. Rapport annuel 2010. 2011 Secrétariat de l’Initiative pour une mise en œuvre accélérée du Programme éducation pour tous. 90 p. http://www.globalpartnership.org/media/Misc./ FastTrakPages_French_WEB.pdf 9 UNESCO. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2007. Un bon départ. Protection et éducation de la petite enfance. Résumé. 213 p. http:// www.unesco.org/new/fr/education/themes/leading-the-internationalagenda/efareport/reports/2007-early-childhood/ 10 Gouvernement du Québec. 2007. Ministère de la Famille et des Aînés. Accueillir la petite enfance. Le Programme éducatif des services de garde du Québec. Mise à jour. Direction des relations publiques et des communications. MFA. 94 p. 11 Commission des déterminants de la santé de l’Organisation mondiale de la Santé. Le développement de la petite enfance : un puissant égalisateur. Rapport final. Juin 2007. 76 p. http://www.who.int/social_determinants/themes/ earlychilddevelopment/early_child_dev_ecdkn_fr.pdf 12 UNESCO. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2007. Un bon départ. Protection et éducation de la petite enfance. Résumé. 213 p. http://www.unesco.org/new/fr/education/themes/leading-the-internationalagenda/efareport/reports/2007-early-childhood/ 13 UNESCO. Forum mondial sur l’éducation. Rapport final. Dakar, Sénégal du 26 au 28 avril 2000. UNESCO 2000. ED 2000/WS/29. 85 p. http://unesdoc.unesco. org/images/0012/001211/121117f.pdf

Claudette Pitre-Robin est directrice générale du Regroupement des centres de la petite enfance en Montérégie depuis 1976. Elle a été chargée de cours au Certificat en éducation de la petite enfance de l’UQAM pendant plus de 10 ans. Elle est membre du conseil d’administration de PIKLER INTERNATIONAL et de l’AQSMN (Association québécoise pour la santé mentale des nourrissons). Également membre du conseil d’administration et du comité exécutif du Chantier de l’Économie sociale. claudettepitre-robin@rcpem.com

Télécharger le PDF