Vol. 5 n° 1 · Analyse
Pourquoi le département avec le plus grand taux de pauvreté a-t-il de meilleurs résultats scolaires ?

Rezilta sa yo ki gen anpil enfòmasyon pèmèt nou pran tansyon sistèm edikatif la apati kèk varyab tankou : estati lekòl la, gwosè lekòl la ansanm ak pozisyon jeyografik li.
Rezime : An 2014, Ministè Edikasyon Nasyonal ak Fòmasyon Pwofesyonèl (MENFP) te deside enfòme piblik la sou rezilta ofisyèl egzamen yo sou sit li a. Rezilta sa yo ki gen anpil enfòmasyon pèmèt nou pran tansyon sistèm edikatif la apati kèk varyab tankou : estati lekòl la, gwosè lekòl la ansanm ak pozisyon jeyografik li. Atik sa a konsène sèlman egzamen sizyèm (6èm) ane fondamantal nan ane 2014.
Taux de réussite des élèves suivant les départements
NOMBRE D’ÉCOLES
• Ils ont été envoyés par 12 675 écoles
Sud-Est
14 232
64,7
• Près des trois quarts des élèves ont réussi cet examen. Pour le quart d’entre eux (70 000 environ), l’échec se traduira par un redoublement ou un arrêt de la scolarisation.
Artibonite
1 654
38 540
70,6
Nord
1 234
27 446
71,4
Grand’Anse
11 628
75,1
Nippes
10 144
75,1
Deux départements sortent avec un taux de réussite très éloigné de la moyenne :
Nord-Ouest
19 232
75,3
Centre
1 080
24 565
76,0
◉◉ le Nord-Est, avec le meilleur résultat, soit 85,4 % de réussite à l’examen ;
Ouest
4 793
104 582
76,5
◉◉ le Sud-Est, avec le pire résultat, soit 64,7 % de réussite à l’examen.
Sud
17 789
78,0
Nord-Est
13 345
85,4
Total
12 675
281 503
74,9
Le Tableau 1 présente le taux de réussite des élèves suivant les départements.
• Ce sont plus de 281 000 élèves qui se sont présentés aux examens en 2014.
• Pour huit départements, les résultats sont assez comparables, compris entre 70,6 % et 78 % de taux de réussite.
1.
Tableau 1
DÉPARTEMENT
1. DES RÉSULTATS DIFFÉRENTS SUIVANT LES DÉPARTEMENTS1
La 6 e année correspond à la classe de CM2 en France. L’examen de 6e année fondamentale est donc celui de la fin de l’école primaire.
NOMBRE D’ÉLÈVES PRÉSENTÉS AUX EXAMENS
TAUX DE RÉUSSITE DES ÉLÈVES
(%)
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
2. DES RÉSULTATS PARADOXAUX, CAR SANS LIEN AVEC LA SITUATION FINANCIÈRE DU DÉPARTEMENT
Figure 1 Taux de pauvreté extrême par département Pourcentage de pauvres dans la population totale
Le Nord-Est, qui a le meilleur résultat scolaire, apparaît comme le département ayant le taux de pauvreté extrême le plus élevé (voir la Figure 1). Le département du Sud-Est, qui a le plus mauvais résultat scolaire, a par contre un indice de pauvreté faible comparativement aux autres départements.
70 à 80
80 à 90
90 et plus
1à5
6 à 10
11 à 20
21 à 30
31 à 40
41 à 50
51 à 60
61 à 70
71 à 80
81 à 90
91 et plus
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
TOTAL
60 à 70
Il ressort que 15 % des très petites écoles (1 à 5 élèves présentés à l’examen) ont un taux de réussite compris entre 0 et 10 %.
50 à 60
On peut effectivement vérifier que la taille de l’école est un élément prédictif des résultats aux examens. Les petites écoles ont proportionnellement beaucoup plus de mauvais résultats que les écoles moyennes ou grosses. Le Tableau 2 a été réalisé pour les 12 675 écoles de la République, réparties suivant leur taille et selon les taux de réussite de chaque catégorie d’école.
40 à 50
4. IMPACT DE LA TAILLE DE L’ÉCOLE SUR LES RÉSULTATS À L’EXAMEN
TAUX DE RÉUSSITE (%) 30 à 40
Les écoles participant au Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO) sont indiquées par une étoile pour huit départements (cette indication ne figure pas pour l’Ouest et l’Artibonite). Nous constatons que la taille de l’école et son statut ont un impact significatif sur les résultats aux examens.
Tableau 2 Répartition (%) des écoles suivant le taux de réussite et le nombre de participants
20 à 30
• le nom de l’école donne un indice sur le statut de l’école. Le nom de l’école précise en général si elle est nationale, congréganiste, communautaire, presbytérale, protestante, etc.
10 à 20
• la taille de l’effectif envoyé à l’examen permet d’avoir une idée de la taille de l’école ;
Source : ECVMAS 2012, extrait du rapport de la Banque Mondiale Systematic Country Diagnostic, 2015.
Moins de 10
L’étude des résultats publiés par le MENFP permet de déduire certaines informations :
NOMBRE DE PARTICIPANTS
3. QUELS FACTEURS POURRAIENT EXPLIQUER CES DIFFÉRENCES DE RÉSULTATS ?
Par contre, aucune école envoyant plus de 80 élèves à l’examen n’a de résultat inférieur à 10 %.
statut, ces écoles ont été classées dans les catégories « écoles privées avec nom laïque » ou « écoles privées avec nom religieux ».
Les petites écoles (1 à 5 élèves présentés à l’examen) ont 28 % de chances d’avoir moins de 50 % de réussite à l’examen. Pour les écoles présentant 20 à 30 élèves, ce taux n’est que de 14 %.
Dans le cadre de ces limites qui ne remettent pas en cause les résultats généraux, le Tableau 4 donne les résultats par taux de réussite décroissant des différentes catégories d’école.
Il descend à 7 % pour les écoles présentant plus de 90 élèves à l’examen.
Tableau 4
TAILLE DE L’ÉCOLE (NOMBRE D’ÉLÈVES ENVOYÉS À L’EXAMEN)
PROPORTION D’ÉCOLES AYANT UN TAUX DE RÉUSSITE INFÉRIEUR À 50 %
1à5
28 %
6 à 10
Écoles nationales congréganistes
23 %
11 à 20
TAUX DE RÉUSSITE (%)
TYPE D’ÉCOLE*
Tableau 3 Proportion d’écoles ayant un taux de réussite en dessous de 50 % selon la taille des écoles
NOMBRE D’ÉLÈVES AYANT RÉUSSI L’EXAMEN
De façon plus synthétique, le Tableau 3 indique l’impact de la taille de l’école sur les résultats.
NOMBRE D’ÉLÈVES PARTICIPANT À L’EXAMEN
Taux de réussite des élèves suivant le type d’école
Écoles congréganistes privées
13 030
12 448
EFA
1 225
1 064
18 %
Écoles presbytérales
6 464
5 144
21 à 30
14 %
Écoles nationales
51 316
40 015
31 à 40
13 %
35 720
27 483
41 à 50
13 %
Écoles d’obédience protestante
51 à 60
13 %
Écoles privées avec noms laïques
104 963
78 696
61 à 70
15 %
40 709
29 931
71 à 80
11 %
Écoles privées avec noms religieux
81 à 90
9%
14 857
10 173
91 et plus
Écoles communautaires
7%
PSUGO
12 279
4 947
Total
281 503
210 811
74,9
e
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6 année fondamentale, 2014.
Il est probable que les petites écoles aient des problèmes financiers plus importants qui ne leur permettent pas de payer des enseignants qualifiés. Par contre, il faut être prudent au moment de tirer des conclusions, car la proportion des écoles de qualité (plus de 90 % du taux de réussite) est toujours de l’ordre de 40 %, quelle que soit la taille de l’école. Une étude plus approfondie, prenant en compte d’autres éléments (âge de l’école, montant de l’écolage, niveau des enseignants…) dont nous ne disposons pas, serait nécessaire.
5. RÉSULTATS SUIVANT LE STATUT DE L’ÉCOLE
L’analyse des résultats par statut d’école s’est faite à partir de l’interprétation des libellés des noms d’école publiés. Si certains noms d’école n’étaient pas suffisamment explicites quant à leur
* Certains types d’école n’ont pas pu être établis au moyen de la dénomination reprise par le MENFP (par exemple, les écoles communales). Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
5.1 Les écoles nationales congréganistes
Ces écoles obtiennent le meilleur score. Les réseaux d’écoles gérées avec la souplesse du privé à but non lucratif renforcés par l’appui public donnent les meilleurs résultats, démontrant ainsi que l’association public-privé donne d’excellents résultats lorsque c’est l’intérêt général qui est recherché.
5.2 Les écoles congréganistes privées
Sur une échelle plus importante, ces réseaux obtiennent également de très bons résultats
5.3 Les EFA (écoles fondamentales d’application)
Ces écoles publiques d’application des EFACAP obtiennent également des résultats très supérieurs à la moyenne. C’est remarquable, car les EFACAP, si elles ont bénéficié d’investissements initiaux importants, ne disposent pratiquement pas de budget de fonctionnement. Leur impact pourrait être multiplié sur les 20 à 30 écoles qui sont associées à chaque EFACAP, d’où l’importance de s’appuyer sur les EFA pour faire progresser l’ensemble du système éducatif.
5.4 Les écoles presbytérales
Ces écoles obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne et légèrement supérieurs à ceux des écoles nationales malgré des salaires d’enseignants très inférieurs.
5.8 Les écoles communautaires
Les résultats sont assez faibles (68 % de taux de réussite). Ces résultats doivent être tempérés par le fait que la taille de ces écoles est faible et que leurs moyens financiers sont réduits.
5.9 PSUGO
Les résultats des écoles PSUGO sont en net décrochage par rapport à la moyenne. Ils sont aussi très hétérogènes (voir la Figure 3). Les meilleurs résultats (Nord-Ouest avec 53 %) restent modestes. Par contre, ceux-ci peuvent descendre très bas (Sud avec 13 %).
6. ANALYSE DES RÉSULTATS DU NORD-EST
Cela montre qu’au-delà de la valorisation du métier d’enseignant (et des qualifications de base), d’autres déterminants influent sur les résultats : gouvernance par les instances dirigeantes, motivation du personnel enseignant.
Comme le montre la Figure 4, le Nord-Est a une proportion plus importante de grandes écoles. C’est probablement le fruit de sa géographie. L’habitat est plus concentré dans les bourgs dans cette zone de grandes plaines. À l’inverse, les zones essentiellement montagneuses comme le Sud-Est ont un habitat plus dispersé et de nombreuses petites écoles de proximité.
5.5 Les écoles nationales
En éliminant du taux de réussite aux examens du Nord-Est l’effet « taille des écoles », celui-ci passerait de 85,4 % à 81, 8 %.
Les résultats sont à peine supérieurs à la moyenne alors que l’on s’attendrait à un rôle moteur du secteur public dans le domaine éducatif. Si nous détaillons ces résultats par département, une hétérogénéité apparaît (voir la Figure 2). Les départements du Nord-Est (91 %), du Sud (88 %), du Centre (83 %) et du Nord-Ouest (81 %) obtiennent des résultats satisfaisants ou très satisfaisants. Par contre, l’Artibonite (68 %) et le Sud-Est (71 %) sortent très en retrait par rapport à la moyenne générale.
5.6 Les écoles d’obédience protestante
Cet ensemble étant composé de réseaux très différents et à la gestion très différenciée, la moyenne de réussite obtenue (77 %) a peu de signification. Une étude beaucoup plus fine, descendant au niveau de chaque église, serait nécessaire pour tirer des conclusions.
5.7 Les écoles privées avec noms laïques ou religieux
Ces réseaux privés représentent la moitié de l’ensemble des élèves (145 672). Les résultats sont donc très significatifs en matière de poids global et sont également très disparates. Les écoles religieuses dont le nom ne permettait pas de les classifier parfaitement ont été incluses dans ces catégories. Leurs résultats globaux ne sont globalement ni meilleurs ni pires que la moyenne. À l’intérieur de cette moyenne, il faut noter que près du tiers de ces écoles ont des résultats compris entre 90 % et 100 %. On a donc là un ensemble de très bonnes écoles et d’écoles très insatisfaisantes.
L’effet « taille des écoles » explique une amélioration des résultats de 3,6 %, soit environ le tiers de l’écart entre le Nord-Est et l’ensemble du pays. Nous avons regardé si la répartition des écoles par statut dans le Nord-Est pouvait expliquer ces résultats. Il s’avère que si nous redressons les résultats du Nord-Est en les calculant avec les mêmes proportions statutaires que l’échantillon national, cela aurait l’effet inverse et améliorerait son taux de réussite de 2 %, le faisant passer de 85,4 % à 87,4 %. Nous devons constater que l’écart des résultats aux examens du Nord-Est corrigé des effets « taille » et « statut » des écoles, reste du même ordre (84 % de réussite pour le Nord-Est contre 74,9 % pour le taux national).
7. CONCLUSION
Nous sommes à ce stade dans l’incapacité d’expliquer les bons résultats du Nord-Est. Des études plus approfondies seraient nécessaires, portant sur plusieurs années, qui détailleraient les résultats par matière, compareraient les taux d’enfants exclus du système scolaire, etc. Nous avons interrogé des dirigeants du système éducatif du Nord-Est pour comprendre ces résultats. Ceux-ci les expliquent par des raisons sociologiques. Le département du Nord-Est est resté rural et ne comprend que des villes de petite taille. La soif d’apprendre et la motivation des familles et des enseignants n’ont pas été altérés par les valeurs corruptrices amenées par les grandes villes. Ce message est encourageant car le Nord-Est nous montre que la pauvreté n’est pas un frein à la volonté
Figure 2 Taux de réussite des élèves par département
d’apprendre ; elle peut même, sous certaines conditions, stimuler une volonté de s’en sortir si des valeurs éthiques sont préservées. La présente étude a par ailleurs permis de mettre en lumière certaines caractéristiques du système éducatif haïtien.
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
Le nombre important d’écoles et la prolifération d’écoles dans le pays se traduisent par un émiettement des effectifs et un nombre important de très petites écoles. Celles-ci, ayant des moyens financiers faibles, donnent des résultats extrêmement médiocres. Comment revoir la carte scolaire dans un pays au relief montagneux et à l’habitat dispersé afin de réduire cette prolifération de petites écoles sans moyens ? Les écoles publiques ne se distinguent pas par des résultats supérieurs à l’ensemble. Les meilleurs résultats sont obtenus par des écoles au statut mixte (nationales congréganistes) où des moyens financiers de l’État sont mis à disposition d’une gestion privée à but non lucratif. Les piètres résultats du PSUGO auraient probablement pu être améliorés par une gestion déléguée de ses objectifs au secteur privé sans but lucratif, l’État se concentrant alors sur ses prérogatives de contrôle et d’évaluation.
Figure 3 Taux de réussite par département
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
Figure 4 Proportion d'écoles envoyant moins de 20 et plus de 20 élèves à l'examen
Source : MENFP, résultats de l’examen officiel de la 6e année fondamentale, 2014.
Cette étude se limite à l’observation des résultats aux examens sans considérer les coûts financiers demandés pour les obtenir. Cet aspect mérite d’être creusé et l’étude des coûts de scolarisation dans les écoles privées, communautaires, presbytérales, nationales et congréganistes, menée. Cela permettrait d’apprécier à juste titre les performances de certaines écoles qui fonctionnent de façon héroïque sans moyens et, par conséquent, de relativiser d’autres performances obtenues avec des moyens beaucoup plus importants. Il faut saluer l’initiative du MENFP d’avoir de nouveau rendu publics ces résultats d’examen. Il est dommage, cependant, que cet outil de contrôle, aussi imparfait soit-il, disparaisse avec la suppression de l’examen, car il donne des indications sur le pilotage, école par école, et sur les performances du système scolaire primaire. Son intérêt réside plus dans sa puissance d’évaluation des écoles et de leur gestion que dans l’évaluation des élèves (pour lesquels il faudrait revoir les formes de l’examen).
BIBLIOGRAPHIE • Site du ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), menfp.gouv.ht/publication_ Exa_Etat.html
• Banque Mondiale , Haïti. Toward a new narrative. Systematic Country Diagnostic, mai 2015. Rapport citant l’enquête sur les conditions de vie des ménages après le séisme ECVMAS_2012 : http://documents.banque mondiale.org/curated/fr/2015/09/25017143/haiti-towardnew-narrative-systematic-country-diagnostic
Stevens Simplus, chargé de projet au Comité Interministériel à l’Aménagement du Territoire ( CIAT ). Après avoir étudié au Centre de Techniques de Planification et d’Economie Appliquée ( CTPEA ) et un parcours professionnel à la Digicel comme analyste, il a réalisé un Master2 d’économie du développement et gestion de projets internationaux à l’université de Paris-Est Créteil (UPEC). simplustevens@yahoo.fr Jean Claude Bruffaerts, ingénieur ICAM et MBA de HEC en France, a travaillé sur les questions de récupération de l’eau dans les montagnes puis comme analyste financier. Il a terminé sa carrière comme Directeur des Ressources Humaines au Groupe Alpha (Paris). Depuis le séisme, il s’est mis à la disposition de la Fondation Haïti futur pour les activités d’éducation et de création d’emplois. jean-claude@haiti-futur.com
Lancement de la 5e édition (2016) du
Programme des Prix d’excellence du GRAHN Vous êtes invité-e-s à proposer des candidatures de personnes méritantes qui vivent en Haïti à un ou plusieurs des prix suivants :
1. Prix de l’Action citoyenne de l’année
9. Prix du Leadership de l’année
2. Prix de l’Agriculteur de l’année
10. Prix de Littérature d’expression créole de l’année
3. Prix de l’Artisan de l’année
11. Prix de Littérature d’expression française de l’année
4. Prix de la Collaboration et de l’entraide de l’année
12. Prix de l’Organisme de l’année
5. Prix de l’Éducateur de l’année
13. Prix de la Ruralité de l’année
6. Prix de l’Entrepreneuriat « Madan Sara » de l’année
14. Prix du Scientifique de l’année
7. Prix de l’Environnement et de l’aménagement de l’année
15. Prix Groupe Jean Vorbe du Sportif féminin de l’année
8. Prix du Jeune entrepreneur de l’année
16. Prix Groupe Jean Vorbe du Sportif masculin de l’année
Date limite pour proposer des candidatures au concours 2016 : 31 juillet 2016 Formulaire de mise en candidature : http ://www.grahn-monde.org/index.php/formulaire Informations générales : http ://www.grahn-monde.org/index.php/activites/prix-d-excellence/liste-et-definition-des-prix
