Vol. 9 n° 1 · Témoignage
Un parcours académique et professionnel construit en Haïti au service de son pays
Un parcours académique et professionnel

En réponse au tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, le Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) a, entre autres, pris l’engagement citoyen de former 1000 scientifiques comme contribution à la reconstruction du pays.
dans le cadre d’un programme en codiplomation entre l’Université Paris Est Créteil (France) et l’Université Quisqueya (Haïti).
1. INTRODUCTION
En réponse au tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, le Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) a, entre autres, pris l’engagement citoyen de former 1000 scientifiques comme contribution à la reconstruction du pays. La création de l’Institut des Sciences et des Technologies Avancées d’Haïti (ISTEAH) répond à cet objectif. Omilty DORVAL, originaire de l’arrondissement de Mirebalais dans le département du Centre, est le huitième docteur diplômé par l’ISTEAH depuis sa création en 2013, après Jacques ABRAHAM, Jean Judson JOSEPH, Jean Michel CHARLES, Fania OGÉ VICTORIN, Rico CHÉRISTIN, Joël CLAIRÉSIA et Irvings JULIEN. Une fois terminés sa scolarité doctorale, son examen de synthèse oral, sa thèse a été acceptée le 11 mai 2021 par un jury de sept membres. La cérémonie de collation des grades a eu lieu à Génipailler le 28 mai 2021. Cet article dressant le profil de ce diplômé est une contribution à ce numéro spécial mettant en valeur les docteur.e.s formé.e.s par son alma mater dans le cadre de la célébration de son dixième anniversaire. Il présente sa formation académique incluant ses études doctorales à l’ISTEAH, un résumé de sa thèse, ses expériences professionnelles, sa motivation à poursuivre des études doctorales à cet institut, la valeur ajoutée de sa formation ainsi que la contribution éventuelle de celle-ci à l’émergence d’une nouvelle Haïti. Mots clés : capital humain, motivation, réflexivité, valeur ajoutée, nouvelle Haïti.
2. FORMATION ACADÉMIQUE
Après ses études secondaires au Lycée de Mirebalais, Omilty DORVAL a entamé en 1999 sa formation universitaire par des études dans le champ des Sciences humaines et sociales, notamment en Travail Social, à la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti. Par la suite, de 2008 à 2011, fort de ses expériences en travail social communautaire dans l’accompagnement des projets, notamment en éducation, il a choisi de poursuivre des études dans ce domaine en réalisant un programme de master II en Science de l’éducation, option management des organisations d’éducation et de formation,
Plus récemment, tenant compte du goût et de l’intérêt développés pour ce champ disciplinaire qu’est l’éducation durant de nombreuses années, en 2021, il a obtenu le grade de Philosophæ Doctor (Ph. D.) après avoir obtenu tous les crédits de son cursus de formation doctorale et soutenu avec succès sa thèse en gestion des systèmes d’éducation à l’ISTEAH. Omilty DORVAL a également suivi de nombreuses formations de cycle court ainsi que des séminaires sur des thématiques diverses dont l’éducation des adultes, la pédagogie, les droits de l’enfant, la gestion de projet, la gestion axée sur les résultats, le développement local et la planification stratégique. Ces formations lui ont permis de se former sur les perspectives sociales, économiques et politiques des relations entre les acteurs, plus précisément dans le contexte actuel du développement et des relations internationales, d’en analyser les principaux enjeux et de comprendre leur impact.
3. RÉSUMÉ DE LA THÈSE DE DOCTORAT
Conduite sous la direction des professeurs Pierre TOUSSAINT, Ph. D., et Samuel PIERRE, Ph. D., respectivement directeur et co-directeur, cette recherche doctorale s’est intéressée aux pratiques de gouvernance de proximité dans le département du Centre. Elle se veut une analyse de ces pratiques de gouvernance de proximité et de leurs rapports avec une nouvelle gouvernance de l’éducation en Haïti, c’est-à-dire une gouvernance plus localisée de l’éducation. Dans le cadre de cette thèse, l’auteur s’est posé la question principale suivante : Dans quelle mesure les pratiques de gouvernance de proximité observées au niveau des écoles du RÉSEAU SOMMETS ÉDUCATION, dans leur dynamique interne et dans leurs rapports avec d’autres intervenants de la chaîne de gouvernance éducative, offrent-elles des pistes à privilégier pour une nouvelle gouvernance de l’éducation en Haïti ? En tout premier lieu, au regard des publications récentes sur le système éducatif haïtien et des préoccupations exprimées par les décideurs ainsi que les acteurs à tous les niveaux, la problématique
de sa recherche a mis en lumière une gouvernance centralisée du système éducatif et la nécessité d’une gouvernance plus localisée impliquant les acteurs de proximité de l’école. Ensuite, à la suite d’une revue de l’abondante littérature sur le concept de gouvernance aussi bien dans son essence propre que dans ses rapports avec l’éducation à travers plusieurs auteurs haïtiens et étrangers ainsi que des rapports d’institutions nationales et internationales consultés, cette thèse a mis en perspective la nature polysémique du concept de gouvernance, ses champs d’application et la diversité de ses pratiques [1]. Ce panorama a permis de noter que la gouvernance de proximité dans le contexte haïtien est abordée de façon très limitée quant à la prise en compte des différents acteurs évoluant dans le système éducatif et dans l’environnement des écoles. L’auteur y a aussi mis en évidence une absence de documentation sur les interactions des acteurs dans leur rôle respectif et mutuel en vue d’une meilleure coordination de l’action éducative. D’où l’importance pour cette thèse d’investiguer cet aspect important en allant à la rencontre des acteurs dans leur contexte. Le discours des répondants a été analysé à la lumière de plusieurs approches de gouvernance en éducation associées au cadre théorique de Crozier et Friedberg1 en vue d’appréhender adéquatement le phénomène à l’étude. La méthode qualitative, couramment utilisée dans les recherches en éducation, a été privilégiée pour la conduite de cette recherche dans le département du Centre et 21 entretiens semi-dirigés ont été réalisés avec des acteurs du système éducatif au niveau central, départemental et local [1]. L’analyse des données collectées a permis de noter qu’il existe dans les écoles participantes des pratiques à l’état embryonnaire susceptibles de contribuer à l’émergence d’une nouvelle gouvernance éducative à condition qu’elles soient poursuivies et entretenues sur la durée, capitalisées et inclues dans des dispositions étatiques fermes adoptées en matière de gouvernance locale de l’éducation [1]. Selon les acteurs interrogés, elles sont de trois ordres : 1) des pratiques d’encadrement administratifs (PEA) ; 2) des pratiques d’accompagnement pédagogiques (PAP) ; 3) des pratiques d’organisation de la participation communautaire (POPC). Le modèle dégagé dans le discours des répondants reflète une gouvernance multi-acteurs à tous les échelons du système, y compris les collectivités territoriales, avec une meilleure distribution des rôles entre eux tant sur le plan stratégique qu’opérationnel et de façon coordonnée. Au regard de la littérature en matière de gestion scolaire, ce modèle oscille entre la régulation intermédiaire et des éléments d’une décentralisation de fait vers les établissements [1]. Si les répondants attribuent un rôle fondamental au Ministère de l’Éducation Nationale dans la mobilisation des différents acteurs, la définition des orientations et le financement dans le cadre de ses attributions stratégiques, ils pensent que la mise en œuvre revient au niveau opérationnel principalement sous le leadership des collectivités territoriales et l’encadrement des directions départementales d’éducation. À priori, ce modèle manifeste un grand intérêt pour la participation du niveau local ainsi que la collaboration des différents paliers du système. Les répondants ont attribué des rôles aux mairies et noté la nécessité de clarifier ceux des autres niveaux de collectivités dans l’éducation dans le 1.
Crozier et Friedberg. (1977).
cadre de la nouvelle gouvernance de l’éducation [1]. Elles situent ces rôles dans l’identification des problèmes, dans la mobilisation des acteurs locaux, dans la planification et le pilotage du projet éducatif communal en insistant sur la synergie et le dialogue avec la direction départementale. Le partenariat avec les réseaux d’écoles a été identifié comme mécanisme pouvant aider l’État à exercer un meilleur contrôle des établissements scolaires. Cette thèse apporte une contribution à trois égards. D’abord, elle concourt à la production de nouvelles connaissances sur la gouvernance de proximité en Haïti, un domaine peu investigué dans le cadre des recherches scientifiques réalisées dans le pays. Ensuite, contrairement à la vision restreinte dégagée dans le guide d’orientation du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) en matière de gestion de proximité, elle aide à appréhender plus adéquatement la représentativité des acteurs impliqués ainsi que leurs rôles respectifs et mutuels. En ce sens, elle met en lumière les limites des orientations officielles par rapport à la représentativité des acteurs en présence et, selon une perspective de changement, une compréhension holistique dégagée par rapport à une gouvernance de proximité en éducation en Haïti impliquant tous ces acteurs dans leurs rôles respectifs et mutuels. Enfin, cette thèse participe à une lecture de la gouvernance localisée de l’éducation dans un contexte rural d’un pays en développement, surtout en mettant en évidence les stratégies utilisées pour faire fonctionner les écoles, en particulier le développement de partenariat, le réseautage d’écoles et d’acteurs éducatifs en vue de mutualiser les ressources [1]. À cet égard, elle suggère des pistes pour définir une politique de gestion de proximité et élaborer des outils d’opérationnalisation adéquate, prenant en compte cet éventail d’acteurs plus large, comme les responsables de réseaux d’écoles, les conseillers pédagogiques, les collectivités territoriales, etc.
4. EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES Omilty DORVAL a une riche expérience en
gestion de cycle de projet (planification, mise en œuvre, suivi et évaluation) en éducation et formation professionnelle, en santé et en développement communautaire participatif. Pendant plus d’une vingtaine d’années, il a occupé divers postes dans le domaine du développement international au sein d’organismes nationaux, internationaux et en collaboration avec des instances étatiques telles que le Ministère de l’Éducation Nationale et ses organes autonomes, le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, etc. En ce sens, il a contribué à l’élaboration et à la validation de plusieurs documents de politique sectoriels dont la Politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire (PSNAS) et le Plan décennal de l’éducation du MENFP. Ses expériences au cours de ces 20 dernières années lui ont permis de développer des compétences dans : 1) le renforcement des capacités des groupes organisés y compris des initiatives visant le renforcement de la société civile locale et les élus locaux ; 2) la planification, l’exécution et le suivi des projets multisectoriels au bénéfice des plus vulnérables du pays, en particulier des projets d’éducation et dans le domaine de la santé ; 3) la gestion des ressources humaines, matérielles et logistiques des projets ; 4) la
coordination de l’aide internationale. Les fonctions occupées lui ont permis de collaborer avec tous les intervenants de ses secteurs d’intervention au plus haut niveau dont l’État, la société civile et les partenaires internationaux comme la BID, la Banque mondiale, l’UNESCO, l’USAID, l’UNICEF, l’AFD, la Coopération espagnole, la Coopération suisse, l’Union européenne, la Coopération japonaise, la Coopération brésilienne, etc. Fort de ses expériences en tant que professionnel auprès des intervenants en développement international ainsi que des coopérations bilatérales et multilatérales, il a progressivement développé une plus grande connaissance des enjeux et des défis du développement et de la réalité du milieu dans lequel les acteurs doivent opérer dans la mise en œuvre d’une programmation. Omilty DORVAL, membre de l’association des diplômés de l’ISTEAH et du Centre de recherche en éducation et gouvernance (CREG), a également consacré une partie de son temps à l’enseignement universitaire et à l’accompagnement d’étudiants dans la rédaction de leur mémoire. Pour avoir vécu la même situation que ces derniers au cours de son cheminement académique en Haïti, il a compris l’ampleur des défis en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique dans son pays natal.
5. MOTIVATION À ENTREPRENDRE DES ÉTUDES
DOCTORALES À L’ISTEAH En tant que praticien, la motivation d’Omilty DORVAL à postuler pour le programme de doctorat sur le management en éducation à l’ISTEAH a été surtout guidée par une obligation de réflexivité [2]. Le terme « réflexivité » évoque l’idée d’une évaluation continue de l’action, autrement dit, pour parler simplement, l’idée qu’il faut avancer et changer en regardant constamment dans le rétroviseur pour réajuster et rectifier les conduites [2]. En effet, son travail dans le système éducatif lors de ses expériences professionnelles antérieures lui a offert l’occasion d’observer tous les ordres d’enseignement. En découvrant que ce système fait face à de sérieux défis en matière de gouvernance tant au niveau central que déconcentré, et compte tenu du chemin déjà parcouru dans ce système, il a été animé par l’idée de se renforcer et d’apporter une contribution à la compréhension des phénomènes observés. L’offre de formation de l’ISTEAH est arrivée à un moment où le candidat, devenu diplômé à ce jour, avait commencé à enseigner à l’université. Elle a donc été, à juste titre, appréhendée comme une opportunité de s’outiller afin de s’engager davantage dans l’enseignement supérieur en vue d’aider plus adéquatement la jeunesse de son pays. En ce sens, Omilty DORVAL a vu dans ce programme un moyen de se former en vue de contribuer, via le système éducatif, notamment l’enseignement supérieur, à doter le pays du capital humain capable de participer à sa modernisation.
6. VALEUR AJOUTÉE DE LA FORMATION DOCTORALE À L’ISTEAH
Très florissant dans les pays anglo-saxons, le concept « valeur ajoutée » permet d’évaluer la performance des institutions non sous
l’angle comptable et financier, mais à partir de différents types de raisonnement par ailleurs liés à une question commune, à savoir comment évaluer la progression d’un élève au cours de son parcours de formation [3]. Au regard de cette considération, on comprend que la question de « valeur ajoutée » en contexte de formation fait penser à la fois à la performance des institutions qui dispensent cette formation et à celle des individus bénéficiaires de celle-ci dans une perspective de dépassement d’une simple connotation économique. Elle traduit un avantage comparatif par rapport à la posture antérieure du diplômé. Dans cette logique, les études doctorales d’Omilty DORVAL à l’ISTEAH constituent un renforcement sur plusieurs plans. Tout d’abord, elles lui ont permis de mieux appréhender la démarche de production de connaissances scientifiques, tant dans ses dimensions théoriques que dans son applicabilité dans un champ et un terrain donnés. À cet égard, elles fournissent des outils théoriques, pratiques et éthiques pour conduire et accompagner rigoureusement une démarche de recherche. Étant diplômé au doctorat, c’est-à-dire, muni du niveau requis, il se sent plus confiant pour participer à la formation d’autres générations d’étudiants et de chercheurs. En ce sens, il commence déjà à enseigner et à encadrer des étudiants à la maîtrise comparativement aux années antérieures où ses interventions se limitaient au premier cycle universitaire. Il se sent également sollicité et plus respecté dans son environnement professionnel. Dans la même veine, étant donné que « de nombreux programmes de doctorat offrent des possibilités de mise en réseau, de collaboration et de mentorat, ce qui peut être bénéfique pour la croissance personnelle et professionnelle2 », sa formation doctorale lui ouvre la voie à un réseau plus étendu, avec des experts dans son domaine tant en Haïti qu’à l’étranger. Finalement, pour avoir travaillé à distance avec ses directeurs de thèse, cette étude l’a aidé à « gagner en autonomie3 » et à utiliser adéquatement les applications de visioconférence.
7. LIEN DE CETTE FORMATION AVEC UNE HAÏTI NOUVELLE
L’éducation est considérée comme fondamentale pour le développement humain d’un pays [4]. Pourtant, la sous-éducation chronique de la population haïtienne est l’un des 12 défis inventoriés par le GRAHN [4]. Par ricochet, on comprend que l’éducation, le pari du capital humain, devrait être l’un des piliers pour l’émergence de la nouvelle Haïti. D’une part, le fait qu’il dispense une formation de haut niveau, avec un curriculum et des cours axés sur le contexte d’Haïti, permet à l’ISTEAH de participer à la formation et au renouvellement de personnel qualifié pour ce pays qui subit une hémorragie sans arrêt, caractérisée non seulement par une fuite de cerveaux depuis des décennies mais aussi par la disparition tragique et soudaine de ressources confirmées en raison de l’insécurité chronique et des catastrophes naturelles récurrentes. D’autre part, la réflexion portée sur la gouvernance éducative, particulièrement sous l’angle de la décentralisation de l’éducation, offre des idées intéressantes aux 2.
UNICAF. (2023). Pourquoi faire des études doctorales ? [En ligne], https://www.unicaf. org/fr/pourquoi-faire-des-etudes-de-doctorat/ (Consulté le 28 août 2023).
Gomot, Timothée. (2021). 10 bonnes raisons de faire un doctorat. [En ligne], https:// okaydoc.fr/10-bonnes-raisons-de-faire-un-doctorat/ (Consulté le 28 aout 2023).
décideurs dans la perspective de la reconstruction d’une nouvelle Haïti. En abordant la nouvelle gouvernance éducative dans le pays, la thèse fournit des pistes pour réfléchir sur les enjeux de gestion et de gouvernance du pays dont les questions de participation citoyenne, de gestion transparente et de gouvernance localisée de l’éducation.
8. CONCLUSION
ET PERSPECTIVES Le choix de miser sur le capital humain, à travers une formation de haut niveau, est une décision judicieuse dans la perspective d’une nouvelle Haïti. En ce sens, la contribution du GRAHN est un pas dans la bonne direction dans la mesure où elle montre la voie aux décideurs. Si les études doctorales à l’ISTEAH ont été, pour la plupart des diplômés dont Omilty DORVAL fait partie, une opportunité de concrétiser un rêve de jeunesse, cet accomplissement n’est pas une fin en soi. Il doit être suivi d’action et d’engagement citoyen. En ce sens, d’une part les nouvelles acquisitions doivent permettre aux diplômés de mieux servir le pays et les autres en réinvestissant une partie de ce qu’ils ont reçu. D’autre part, la nécessité leur est imposée de conjuguer leurs efforts pour aller de l’avant malgré les difficultés du contexte ambiant. À la fois individuellement et sur la base d’initiative conjointe, les diplômés se doivent de mettre cette formation de haut niveau au service du pays et du progrès scientifique. Ce numéro qui présente les docteur.e.s augure certainement
d’autres publications à venir en lien avec leur thèse respective, et surtout l’approfondissement des pistes de recherche respectivement identifiées, soit par des recherches personnelles, en groupe ou en dirigeant des travaux dans ce domaine. Finalement, l’intérêt de faire des études doctorales consiste à enseigner au plus haut niveau et à encadrer des étudiants dans leurs travaux de recherche. C’est une perspective qui s’ouvre pour les diplômés de l’ISTEAH à la fois pour parfaire la formation reçue et dans une logique de démultiplication des compétences.
BIBLIOGRAPHIE
1 Dorval, O. (2021). Analyse des pratiques de gouvernance de proximité au niveau de l’école fondamentale dans le département du Centre : Cas du Réseau Sommets Éducation. (Thèse de doctorat.) Port-au-Prince (Haïti) : ISTEAH. 2 Demally, L. (2009). L’obligation de réflexivité. Dans Pelletier, G. (dir.), La gouvernance en éducation, Régulation et encadrement dans les politiques éducatives (p. 161-172). Bruxelles (Belgique) : De Boeck. 3 Clotfelter, C. (2012), cité dans Miel, Yannick. (s.d.). Performance de la formation : De la valeur ajoutée au cadre qualité, évolution d’un sujet dans le cadre d’une recherche intervention. France : Laboratoire interdisciplinaire de recherche en science de l’Action (LIRSA), CNAM. 4 Pierre, S. (2011). Construction d’une Haïti nouvelle : Vision et contribution du GRAHN. Port-au-Prince : Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 621 p.
Presses internationales
M G i
GM
PM G
PiG
i P
MM G i P
PGRAHN-Monde
Pi
PM G i
M iG
